En Égypte,
exportons nos valeurs,
pas nos armes.

Depuis qu'Abdel Fattah al-Sissi est arrivé au pouvoir en 2013, l'Égypte est à nouveau le théâtre d'arrestations arbitraires, d'actes de torture et de disparitions. La France poursuit ses ventes d’armes à l’Égypte, demeurant le 1er exportateur européen, en dépit des risques avérés de graves violations des droits humains. La France ferme ainsi les yeux sur la répression sanglante et les violations constantes des droits humains menées par les autorités égyptiennes depuis 2013. À l’occasion du rapport publié par la LDH et la FIDH en juillet dernier, une pétition a été lancée pour exiger la création d’une commission d'enquête parlementaire permanente chargée du contrôle des exportations françaises d’armes et de matériel de surveillance vers des destinations sensibles comme l’Égypte.

Participez aux débats

La FIDH organise une série de projections du documentaire ARTE Al-Sissi, bons baisers du Caire, suivi de débats avec les élus locaux dans différentes villes en France. En autorisant plusieurs entreprises françaises à livrer massivement des armes et du matériel de surveillance, la France donne à l'Égypte les moyens de mettre en œuvre une véritable architecture de surveillance et de contrôle au service d'une répression sans précédent.

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Jeudi 20 déc. 2018
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Demander une commission d'enquête

La FIDH et la LDH appelle de leurs vœux la création d’une commission parlementaire permanente chargée du contrôle des exportations françaises d’armes, de matériel militaire et de surveillance, ainsi que l’instauration de mesures fortes de transparence. Cette demande d'un contrôle parlementaire renforcé sur les exportations françaises d'armement intervient alors que nous ne cessons de nous inquiéter des modalités d'exercice du contrôle des ventes d'armes et de « biens à double usage » par la France, en vraisemblable violation de ses engagements internationaux.

Signez la pétition

Signez la pétition pour demander la création d’une commission d'enquête parlementaire permanente sur les exportations d’armes françaises.

Partagez les données clés du rapport

La FIDH et la LDH ont publié en juillet dernier un rapport sur l'ampleur des livraisons françaises d'armes et de technologies de surveillance à l’Égypte depuis le coup d'état militaire de 2013. Rappelant l'étendue de la répression mise en place par les forces de sécurité égyptiennes, ce rapport met en lumière la façon dont le régime d'Abdel FattahAl- Sissi a pu s'équiper d’armes et d'un matériel sophistiqué de surveillance de sa population, notamment développé par des industriels français. Ce matériel est vraisemblablement utilisé pour arrêter, poursuivre et réprimer les opposants politiques, défenseurs des droits humains, journalistes, écrivains. Il a été acquis par les autorités égyptiennes alors que l'information sur la mise en place par ces dernières d'un système répressif était connue. L'exportation de ces équipements aurait donc été autorisée par l’État français, en dépit des risques avérés qu'ils seraient utilisés pour commettre de graves violations des droits humains.